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Leftfield renaît de ses cendres avec une flamme intacte

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Désormais seul aux commandes, Neil Barnes réactive Leftfield avec ce nouvel album, Alternative light source, aussi hypnotique que réussi après un silence de seize longues années.

Avec Underworld, Orbital ou The Chemical Brothers, Leftfield a prouvé qu’on pouvait faire de la musique électronique avec un esprit foncièrement rock. Du coup, dès le milieu des années nonante, ce genre musical le plus populaire (avec le hip-hop) de ces trente dernières années a fait une entrée fracassante dans les festivals de rock traditionnels. En seulement deux albums (Leftism en 1995 et Rythm and stealth, quatre ans plus tard), fort de quelques collaborations fulgurantes dont un «Open up» avec Johnny Rotten, Leftfield devenait incontournable sur le circuit.

Qu’avez-vous fait ces quinze dernières années, Neil?

Entre 2002 et 2008, j’ai passé énormément de temps dans le studio que j’ai construit chez moi. J’ai enregistré des tonnes de démos et j’essayais de m’éloigner de Leftfield. Je me souviens d’un morceau avec une batterie électronique et une guitare à la Led Zeppelin. J’ai recommencé à jouer de la guitare, ce que je n’avais plus fait depuis des années. J’espérais sortir un disque mais finalement, ça ne s’est pas fait parce que j’ai commencé un deuxième projet un peu à la Gorillaz et ensuite un troisième, mais je n’étais pas satisfait. J’ai écouté beaucoup de musique aussi. Beaucoup de dub step, surtout celle des débuts. Ensuite, lorsque tu commences à mettre des vocaux, c’est moins intéressant. Sauf James Blake. En 2010, nous avons refait une tournée de Leftfield mais sans Paul, je l’ai donc fait en solo, mais sous le nom de notre groupe. En 2011, je suis tombé malade, il m’a fallu un an pour être de nouveau sur pied. C’est là que j’ai reçu des propositions pour enregistrer un nouvel album de Leftfield.

Ce qui frappe à l’écoute de ce nouveau disque, c’est la modernité de la production comme sur «Universal everything», longue fresque sonore de sept minutes…

J’ai essayé de ne pas en faire d’aussi longs, mais c’est un bon exemple de ce que j’ai essayé de faire. Pour la petite histoire, c’est ma fille qui chante sur le morceau. Je l’adore.

C’est sans doute votre album le plus varié et aussi le plus positif, vous savez pourquoi?

Oui, c’est vrai. On commence fort et ensuite, on vire vers quelque chose de plus soul même si ça reste de la musique électronique. Un morceau comme «Little fish» est une nouveauté pour nous. C’est très abstrait mais, en même temps, avec une structure classique. Et puis, toutes ces collaborations, comme d’habitude, apportent aussi beaucoup à notre univers. Avoir quelqu’un comme Jason, de Sleaford Mods, c’est presque une bénédiction. C’est stupide à dire parce qu’on vit une époque de dingue, mais je voulais vraiment un disque positif. Et je pense qu’il l’est, même si certains titres sont beaucoup plus sombres.

Notre critique * * et l’écoute intégrale sur Deezer.

Philippe Manche


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